La co-construction arrivera-t-elle trop tard à Troyes ?

Michelin a engagé un projet de simplification et de compétitivité pour accompagner l’évolution de ses activités tertiaires et industrielles en France ; dans ce projet, mûri sur les 3 ou 4 dernières années sans « co-construction », partiellement abouti dans l’industrie avant son annonce, l’entreprise implique insidieusement les organisations syndicales en leur transférant la co-responsabilité du projet.

Ce projet veut afficher la reconnaissance, par les salariés, de la suppression arbitraire d’emplois en France sans empêcher une redistribution en dehors du territoire.


Un tel projet devrait impliquer les salariés dans des choix d’investissements et d’organisation du travail à seule fin d’en pérenniser l’emploi et la compétitivité en France.

Sur le site de Troyes, la démarche de compétitivité s’accélère, avec une diminution stratégique de sa production passant de 40 000 Tonnes à 30 000 T. Le volume de production impacte significativement la performance économique du site.

L’inquiétude pour l’atelier Mélanges reste pesante ; toujours sans annonce de décision pour des investissement de pérennité alors même que d’autres sites travaillent sur les conséquences, pour eux, de la fermeture du Z de TROYES.

Une vision holistique (globale) de l’usine de Troyes, voulue par l’entreprise, jette la pérennité d’un atelier et l’avenir du site, contre des suppressions de postes, comme solution majeure à la compétitivité en France.

La CFE-CGC accompagne le projet mais dans le but de défendre les intérêts des salariés et de protéger leurs droits.

La CFE-CGC se prononce donc « Contre » ce projet.

Patrick Vanaret, Délégué Syndical

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