Les élus CFE-CGC entre incompréhension et détermination

Michelin vient d’annoncer une démarche de simplification des métiers du tertiaire en France.  Ce « projet d’adaptation des effectifs » concernerait jusqu’à 1 500 postes sur 3 années, majoritairement dans le tertiaire (2/3 tertiaire et 1/3 industrie).

Le communiqué de Michelin précise que les départs seront volontaires. Le cadre juridique serait des RCC (Rupture Conventionnelle Collective) annuelles, adossées à la négociation sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP).

Quelle est la justification de ces suppressions de postes ?  

Michelin avance une structure de coûts trop élevée en France. Pourtant le taux de SG&A de Michelin est l’un des plus bas des manufacturiers premium. (Retrouvez ici l’étude du cabinet SECAFI et l’analyse de nos élus). Les résultats spécifiques de la France restent largement positifs, hors éléments de restructurations. Certes les volumes continuent à reculer et la croissance n’est plus au rendez-vous. Mais Michelin reste très rentable et la performance financière est excellente, comme cela a été confirmé le 22 mai à l’Assemblée Générale des Actionnaires. 

Confrontés à cette annonce, les élus CFE-CGC sont plus que jamais mobilisés pour défendre les salariés et l’emploi en France. Les négociations vont commencer en juin. Nous sommes déterminés.

Parmi nos demandes, nous avons quatre lignes rouges.

  1. Personne ne doit être poussé à partir. La CFE-CGC prend acte de l’engagement de Michelin de ne pas recourir à des départs contraints. Nous serons extrêmement vigilants à ce qu’aucune pression, directe ou indirecte, ne vienne contourner cet engagement.

Derrière chaque poste supprimé, il y a un salarié, un parcours et une vie professionnelle. La CFE-CGC Michelin sera aux côtés de tous les salariés et interviendra à chaque situation où les engagements que prend Michelin ne seraient pas respectés.

4 réponses à “Les élus CFE-CGC entre incompréhension et détermination”

  1. Jean marie dit :

    Bonjour,
    Je me permets quelques remarques. Pour être validé, le plan et la gepp necessitent une majorité. Il faut au moins 2 os signairaires.
    Ne serait il pas judicieux de faire une intersyndicale. Et remettre comme préalable a toute negociation la politique salariale sur 5 ans.
    Si ce n est pas fait maintenant je crains que les 0% se poursuivent.

  2. DOREE dit :

    Merci pour votre vigilance. Avez-vous une date pour la signature de la prochaine GEPP ?

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