A l’issue de la négociation annuelle obligatoire salariale, qu’aucune organisation syndicale n’a signé, il a été recommandé aux managers d’éviter le « saupoudrage » des augmentations pour les collaborateurs et les cadres. La cause principale est le faible budget d’augmentations proposé pour cette années 2025. Pour rappel, Michelin propose:

Pourtant, les directives sont claires, en date du 16 janvier et 23 janvier , nous pouvons lire dans les communiqués officiels:
« l’Entreprise recommande vivement de privilégier des augmentations individuelles d’au moins 2% afin qu’elles soient plus significatives pour les personnes concernées. En pratique, cela conduira en effet à ce qu’une part importante des salariés (environ la moitié) ne bénéficie d’aucune augmentation individuelle même si leur performance individuelle est solide ».
Nos dirigeants demande en toute conscience à leurs managers de priver d’augmentations individuelles la moitié des ses collaborateurs et cadres, ce qui représente environ 200 salariés de notre site de Blanzy, malgré leur engagement et des résultats financiers du groupe parmi les meilleurs que Michelin ait jamais réalisé : 3ème meilleur ROS de sa longue histoire (130 ans), Free Cash Flow supérieur à l’engagement pris auprès des actionnaires.
Michelin innove également en inventant le concept de « recommandation obligatoire ». Plusieurs remontées nous ont été faite dans le sens où tout manager proposant des augmentations inférieures à 2% aux collaborateurs et cadres se verra opposé une fin de non-recevoir par le Service du Personnel et sera prié de revoir sa copie pour appliquer la consigne.
Les managers sont envoyés en première ligne faire le sale boulot. On les réduit à un rôle d’exécutants, doigt sur la couture. Où est la responsabilisation des managers ? Où est le « Icare » par rapport à l’engagement des salariés ?
La CFE-CGC s’insurge face à ces pratiques d’un autre âge, inadmissibles et indécentes. La direction sème les germes de la division, au lieu de jouer la cohésion des équipes. Il en résultera la discorde dans les équipes entre celles/ceux qui auront eu droit à des augmentations et celles/ceux qui n’auront rien.
Ce n’est pas acceptable. La CFE-CGC communiquera largement sur ces pratiques délétères et exhorte la direction à stopper toute forme de pression sur les managers.