Confrontés à une usine en difficulté dans un marché volatile, complexe et incertain, vos élus CFDT et CFE‑CGC ont fait le choix responsable de signer ensemble l’accord de réactivité de l’usine Michelin des Gravanches. L’accord permettra de lisser les périodes de surcharge et sous-charge, sans pénaliser la compétitivité de l’usine ni imposer d’activité partielle aux salariés. Certes au prix d’une certaine contrainte pour eux.
Depuis juillet dernier, la plupart des organisations syndicales participent au groupe de travail « Michelin Industrie France 2030 », dont l’objectif est de réfléchir aux leviers d’actions permettant de préserver les activités dans les sites industriels.
C’est dans le même esprit de responsabilité, d’anticipation et de défense de l’intérêt collectif que vos élus CFDT et CFE-CGC ont participé à la négociation sur le dispositif de réactivité des Gravanches.
Le principe
Chaque début année, en concertation avec les organisations syndicales signataires de l’accord, une partie des jours de repos (JDR) des salariés seront « gelés »
Ensuite, chaque mois M, selon le besoin de réactivité, les jours gelés du mois M+2 seront soit confirmés comme travaillés soit posés comme jours de repos. Dans certains cas d’urgence, ce délai de prévenance de 4 semaines pourra être raccourci, toujours en concertation avec les organisations syndicales signataires de l’accord.
Dernière étape, en fin de chaque année, un compteur de réactivité individuel est alimenté, positivement du nombre de JDR finalement travaillés ou négativement en cas de temps de travail non réalisé. Ce compteur est borné avec une limite basse et une limite haute :
Lorsque la limité haute du compteur est atteinte, les heures réalisées au-delà seront, selon le choix du salarié, versées à son Compte Épargne Temps individuel ou bien payées avec les majorations afférentes.
Le principe de bloquer des jours de congés pour les libérer au fil de l’année ou en travailler certains peut sembler rigide. Il présente toutefois l’avantage de donner une visibilité sur l’année aux salariés. Il leur offre aussi une sécurité de rémunération dans les périodes de vaches maigres. Il permet toujours une valorisation des jours accumulés au-delà du plafond du compteur.
Si la CFDT et la CFE‑CGC signent aujourd’hui, c’est parce que nous partageons la même conviction que cet accord est, dans le contexte actuel, la meilleure option pour les salariés comme pour l’usine.
Les élus qu’ils soient CFDT ou CFE-CGC restent pleinement engagés à vos côtés, avec un seul cap : l’intérêt collectif et la pérennité de votre travail.
La capacité à faire des concessions, même lorsqu’elles ne sont pas toujours faciles, sont des atouts essentiels pour préserver nos emplois et assurer l’avenir de chacun
Oui, Michèle, il est important de trouver un juste équilibre pour préserver l’avenir de nos usines en France et cet équilibre passe par des concessions, des compromis sans tomber dans la compromission.
Il faut maintenant faire preuve de courage syndical pour maintenir ou prolonger l’activité de nos sites industriels français, cela passe par des concessions des salariés, mais sans jamais franchir la ligne rouge de l’innacceptable= Nous sommes en EUROPE pas en chine.
BRAVO
Merci de vos encouragements. Il faut du courage et être tous responsables. Ce sera un challenge pour tout le monde, employeur, élus, salariés.