Coup de « g… » d’un élu

Création de richesse : quand les salariés sont oubliés !

Produire, créer de la richesse, être compétitif : la CFE‑CGC partage pleinement ces objectifs. Ils sont indispensables pour garantir l’emploi, l’avenir industriel et la pérennité de nos entreprises.
Mais la création de richesse n’a de sens que si elle bénéficie aussi à celles et ceux qui la produisent.

La récente déclaration de Florent Ménégaux, président de Michelin, remet utilement cette question au centre du débat public

« Mais parce que j’aime mon pays, je pense qu’il faut aussi avoir un devoir de lucidité. Avant de se demander comment répartir la richesse, demandons-nous comment on la crée … »

Or, la politique salariale annoncée pour 2026 prévoit 0 % d’augmentation générale.
Dans le même temps, l’entreprise affiche :

Ces chiffres parlent d’eux‑mêmes.

0 % pour les salaires, des centaines de millions pour les actionnaires

Florent Menegaux, dont l’entreprise est à l’origine du concept de « salaire décent » déclare : « C’est ce salaire qui permet au salarié de se concentrer sur autre chose que la survie. »

Comment justifier l’absence totale de reconnaissance salariale alors que la performance économique est au rendez‑vous ?
Comment parler de « salaire décent » quand l’inflation, la charge de travail et les responsabilités continuent d’augmenter, sans aucune revalorisation ?

Les salariés sont au cœur de la création de valeur. Leur engagement, leur expertise et leur implication quotidienne expliquent ces résultats financiers. Les exclure du partage de la richesse est un non‑sens économique et social.

Le “salaire décent” : un levier de performance sociale

Le concept de « salaire décent » rappelle une évidence trop souvent oubliée : un salarié qui vit dignement est un salarié qui peut s’engager pleinement dans son travail. Lorsque les préoccupations de survie financière disparaissent, l’investissement professionnel, la formation et l’innovation deviennent possibles.

Pour la CFE‑CGC, cette notion doit irriguer l’ensemble du dialogue social. Elle concerne évidemment les bas salaires, mais aussi les salariés qualifiés, dont le niveau de responsabilité augmente souvent plus vite que la reconnaissance salariale. Le travail réel, la charge mentale et l’engagement doivent être pris en compte de manière transparente et équitable.

La compétitivité ne peut pas se faire sur le gel des salaires

La CFE‑CGC le rappelle avec force :

La CFE‑CGC revendique

Une politique salariale 2026 cohérente avec les résultats économiques,
La reconnaissance du travail réel et des responsabilités,
Un partage équilibré de la richesse créée entre salariés et actionnaires.

Créer la richesse, oui.
La partager équitablement, c’est une exigence.

2 réponses à “Coup de « g… » d’un élu”

  1. Philippe Leroy dit :

    et n’oublions pas la double peine du manager qui, concerné à titre personnel, doit porter le message à ses équipiers qu’il a motivé tout 2025 pour zéro et qu’il ou elle va devoir remotiver pour 2026
    Bon courage

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