Notre président, Florent Menegaux, s’est beaucoup exprimé ces derniers mois pour prôner un salaire décent. Pourtant, les salariés amenés à se déplacer régulièrement – les commerciaux par exemple – se trouvent pénalisés par plusieurs contraintes financières.
La CFE-CGC demande à l’employeur de prêter enfin attention aux problématiques financières des salariés contraints de se déplacer pour leur travail. Car non, on ne se déplace pas pour se faire plaisir !
Rappel des principales difficultés des voyageurs :
– l’avance des frais de télépéages prélevée sur leurs comptes personnels et remboursée sur note de frais 20 jours plus tard. Il s’agit souvent de plusieurs centaines d’euros/
– un remboursement sur facture des repas plafonné à 30€. Ce plafond n’a pas étérévisé depuis plusieurs années malgré l’augmentation importantes des tarifs des restaurants et cafetiers. Assez régulièrement, dans certaines zones géographiques touristiques notamment, des frais supplémentaires sont à la charge du salarié. Sauf s’il souhaite manger des frites et des nuggets à chaque repas… et encore !
–des frais de dépannage non pris en compte à plus de 100 km du domicile, qui restent à charge du voyageur qui peut légitimement être en déplacement loin de son domicile
– le paiement de « faux frais », comme un café offert à un client, sur leurs deniers personnels car l’employeur ne les prend pas en compte. Pourquoi ?
– la prime de bureau n’a été réévaluée qu’une fois depuis 2009 !
–la prime d’organisation à domicile, mise en place en 2010 à la fermeture des bureaux commerciaux, n’a pas été réévaluée depuis janvier 2017 et n’a été augmenté que de 8,5% en 15 ans sur la même période le prix de l’immobilier moyen au m2 en France a augmenté de 29,9%, les loyers (IRL) de 14% et le prix du kwh tarif réglementé d’EDF de 137%… D’autant plus nécessaire que l’entreprise fait tout pour développer le travail à domicile des commerciaux en mettant en place un indicateur « Appel/visite virtuelle « .
– Et cerise sur le gâteau, les véhicules de fonctions vont être soumis à une nouvelle fiscalité. L’impact de la modification du barème de l’avantage en nature des véhicules de fonction sera principalement financier. Il va aboutir à une augmentation de l’impôt sur le revenu et à une diminution du salaire net en fonction du type de véhicule utilisé, les véhicules électriques bénéficiant d’un traitement plus favorable. Ce nouveau mode de calcul est rétroactif au 01/02/25, ce qui signifie que la mesure est déjà en vigueur. Mais l’employeur ne communique pas et ne propose rien aux salariés concernés.
La CFE-CGC demande que l’employeur missionne un interlocuteur pour répondre aux légitimes inquiétudes des salariés voyageurs.
Au delà des populations nomades en pays, il faut aussi considérer les déplacements pro. à l’étranger qui ne sont absolument pas valorisés. Il y a donc les contraintes imposés par l’employeur, qui se rajoutent aux contraintes clients, puis aux contraintes personnelles (Organisation, garde d’enfant, absence du domicile, ect…).
Pour cela il n’y a aucunes compensations prévues, on se déplace pour le bien de Michelin, point !
Oui c’est un point que nous avons souvent fait remonter
Effectivement, pour exemple l’avantage en nature d’un Renault espace 6 passe de 419 à 703 euros soit une baisse du pouvoir d’achat d’environ 135 euros net par mois… Et ou en sont les discussions concernant les compensations financières évoquées par l’entreprise suite à la suppression des forfaits déplacements ?